L’AIGLE BLANC

Dans la pénombre d’un coucher de soleil, je m’aventurais par ici.

Soudain, je vis au loin ce qui pouvait ressembler à un oiseau, mais voilà par n’importe quel oiseau. C’était un aigle blanc, portant quelques plumes arrachées.

Il était si beau malgré son aile cassé, il dansait là, devant mes yeux, comme un doux refrain

Il s’aventurait là dans ma brise sans que je puisse comprendre pourquoi ?

D’un pas levé, je le contemplais à danser aussi loin que pressé.

Par le vent qui pouvait lui souffler « je t’aime » comme la douce rosée qui pouvait l’encourager à accroitre son aile.

D’un pas levant, il me regardé, me fixer au-dedans.

Comme ses yeux étaient beaux et si doux.

D’un air attendrissant, il s’élança et vola vers ma direction.

Ça y est, j’étais pris, pris de panique pour l’amour que je lui portais.

Ne sachant ce qu’il avait à me dire ou m’enseigner, je m’enfuyais au plus loin, au plus près

Car chaque pas me ramener vers lui.

Sans en comprendre, le pourquoi.

Je pris le temps de m’arrêter un instant et contemplait cette belle beauté.

Beauté sans nom qui venait soufflait au creux de mon oreille un « je t’aime ».

Mal habile, peut être aguerrie.

Je m’arrêtais un instant, instant de silence immobile entre ses draps et ses formes.

Cet aigle m’aurait-il fait la peau ?

Saurait-il acharné contre moi ?

Je ne crois pas, il dansait là, sans que je puisse savoir pourquoi.

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